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Comment les Habitations Légères de Loisirs (HLL) redéfinissent le loisir et le tourisme durable ?

Nées du développement du tourisme de plein air, les Habitations Légères de Loisirs (HLL) occupent aujourd’hui une place à part dans le paysage de l’hébergement touristique. Ces constructions dédiées à une occupation saisonnière offrent une alternative séduisante entre le camping et la résidence secondaire. Soumises à un cadre légal précis, elles séduisent par leur coût maîtrisé, leur confort grandissant et leur capacité d’intégration dans l’environnement. Les chalets de loisirs, en particulier, illustrent cette évolution vers un habitat durable en pleine évolution.

Quels types d’habitations entrent dans la catégorie « HLL » ?

Selon le code de l’urbanisme, une Habitation Légère de Loisirs (HLL) est une construction démontable ou transportable, destinée à une occupation temporaire ou saisonnière, à usage de loisir.
Entrent dans cette catégorie :

  • Les bungalows préfabriqués, légers et standardisés, destinés à de courts séjours (week-ends et vacances).
  • Les chalets de loisir qui se distinguent des bungalows par la qualité de leur construction et de leur isolation. Véritables petites maisons, ils sont le plus souvent en bois et s’intègrent naturellement dans le paysage.
  • Les cottages ou lodges, à la fois mobiles et confortables, se situent à mi-chemin entre les bungalows et les chalets de loisirs.
  • Les tiny houses, compactes et autonomes, misent sur l’efficacité énergétique et un mode de vie minimaliste.
  • Les yourtes équipées, lorsqu’elles disposent d’électricité, de chauffage et de sanitaires, sont aussi classées HLL, et proposent un tourisme écologique haut de gamme.

Parmi ces différentes formes de HLL, le chalet de loisirs représente la construction la plus aboutie en termes de solidité, de confort, de durabilité et de valorisation patrimoniale.

Quel est le cadre légal d’une HLL ?

Les Habitations Légères de Loisirs (HLL) sont régies par le Code de l’urbanisme (articles R.111-37 à R.111-40). La loi ALUR du 24 mars 2014 et le décret n°2015-482 du 27 avril 2015 en précisent les conditions d’installation.

Les HLL, y compris les chalets de loisirs, peuvent être implantées uniquement dans des Parcs Résidentiels de Loisirs (PRL), des campings, des villages vacances classés ou dans les dépendances de maisons familiales de vacances agréées (article R.111-38). En dehors de ces sites, elles relèvent du droit commun de la construction.

En zone de loisirs (Camping, PRL…), les chalets dont la surface de plancher est inférieure à 35m² sont dispensés de toute formalité (déclaration préalable ou permis de construire). Pour les chalets supérieurs à 35 m², une déclaration préalable est requise.

Dans tous les cas, les communes peuvent imposer des prescriptions architecturales ou paysagères pour préserver l’intégration du chalet dans son environnement.

Depuis quand les HLL existent-elles ?

Le statut d’Habitation Légère de Loisirs a été créé par un décret du 4 septembre 1980 pour donner un cadre à ces constructions en précisant les modalités d’aménagement des terrains.

Mais c’est dans les années 1930 que la première forme d’habitat de loisirs émerge avec le camping libre, qui se popularise à partir de 1936 grâce à l’instauration des congés payés.

A partir des années 1950, le confort arrive progressivement avec des campings aménagés, soumis à des normes d’équipement (1959) et à une réglementation spécifique (1969). C’est aussi au cours de cette période que les bungalows et chalets de loisirs font leur apparition. Les habitations de loisirs continuent de se développer dans les décennies suivantes.

Dans les années 1980, leur reconnaissance juridique accompagne la création des Parcs Résidentiels de Loisirs (PRL) dès 1983.

Maillons essentiels du tourisme résidentiel, les HLL ne cessent de monter en gamme avec des chalets en bois toujours plus esthétiques et confortables. Depuis les années 2010, les valeurs écologiques orientent la tendance vers des chalets éco-conçus.

Quels sont les avantages économiques pour un propriétaire de HLL ?

Les fondations légères (avec pieux en acier ou plots en béton) limitent les coûts d’aménagement du terrain. Les coûts d’investissement d’une Habitation Légère de Loisirs restent en général inférieurs à ceux d’un gîte ou d’une résidence secondaire. Pour les chalets haut-de-gamme, la rentabilité est assurée sur le long terme.

Dans un Parc Résidentiel de Loisirs (PRL), le propriétaire du chalet est soit locataire de la parcelle, soit propriétaire à part entière du terrain et du chalet.

S’il choisit de mettre son chalet en location saisonnière, il peut générer des rendements supérieurs à la moyenne des locations classiques, ce qui lui permet d’amortir son investissement sur une plus courte durée.

Le chalet de loisir constitue une solution intéressante et rentable, pour les particuliers comme pour les investisseurs.

Quelles sont les mesures prises pour les HLL sur le plan environnemental ?

Une Habitation Légère de Loisirs (HLL) doit respecter la réglementation RE2020, (Réglementation Environnementale), mais cette obligation dépend principalement de la surface et de l’usage. Pour les HLL de moins de 50 m², l’arrêté du 14 août 2024, effectif à depuis le 1er novembre 2024, réduit les contraintes pour les adapter à l’usage saisonnier et à la petite taille des habitations. D’autre part, les Habitations Légères de Loisirs (HLL) de moins de 35 m² ont été exclues de la réglementation RE2020, tout comme les Résidences Mobiles de Loisirs (RML).

En revanche, pour les HLL de plus de 50 m², les exigences standards de la RE2020 s’appliquent depuis le 1er janvier 2022, ce qui signifie que les habitations doivent respecter pleinement les critères de performance énergétique et environnementale fixés par cette réglementation.

Les collectivités orientent et encouragent les PRL (Parcs Résidentiels de Loisirs) et les nouveaux acquéreurs de HLL à bien intégrer leur chalet dans le paysage : choix de matériaux naturels, harmonisation des coloris, préservation de la végétation existante, implantation judicieuse des zones arborées et des haies, répartition du bâti dans l’espace…

Les collectivités prescrivent aussi de plus en plus de limiter l’artificialisation des sols et de préserver la biodiversité en favorisant des hébergements réversibles.

L’aménagement paysager, le respect de la nature et le développement durable font d’ailleurs partie des critères de classement des Parcs Résidentiels de Loisirs (PRL).

Habiter la nature sans la dénaturer et sans sacrifier le confort : c’est la promesse des Habitations Légères de Loisirs, en particulier des chalets bois installés dans les Parcs Résidentiels de Loisirs.